AccueilBlog & actualités20 septembre 2026 · 5 min

Assurance de prêt : trois vérifications pour savoir si vous payez trop

Assurance emprunteur

Une petite maison abritée sous une grande feuille verte

Sur un crédit immobilier, l’assurance est le deuxième poste de coût après les intérêts. C’est aussi le seul que vous pouvez renégocier sans toucher à votre prêt. Sortez votre offre de prêt et votre tableau d’amortissement : voici ce qu’il faut y chercher.

Vérification n° 1 : ce que vous coûte votre assurance

Partez d’un montant plutôt que d’un sigle : votre tableau d’amortissement indique la cotisation d’assurance, échéance par échéance. Rapportez la cotisation d’une année au capital emprunté au départ. Pour un contrat de banque, le résultat se situe couramment entre 0,30 % et 0,40 % ; pour un contrat individuel, avec un emprunteur de 35 ans non fumeur et en bonne santé, plutôt entre 0,10 % et 0,20 %.

Faites le calcul sur votre propre prêt. Pour 200 000 € sur 25 ans, 0,36 % représente 18 000 € de cotisations ; 0,15 %, 7 500 €. Plus de 10 000 € d’écart, à couverture comparable. Et l’enjeu est d’autant plus grand que le prêt est jeune : il reste alors presque tout le capital à assurer.

Vérification n° 2 : ce que la loi vous autorise

Depuis le 1er septembre 2022, la loi Lemoine permet à tout emprunteur de résilier son assurance à n’importe quelle date — plus besoin de guetter l’anniversaire du contrat — et sans frais. Une seule exigence : que le nouveau contrat offre des garanties au moins équivalentes. La banque a dix jours ouvrés pour répondre ; si elle refuse, elle doit l’écrire, et ne peut invoquer qu’un défaut d’équivalence.

Autre avancée : plus de questionnaire de santé ni d’examen médical lorsque le capital assuré ne dépasse pas 200 000 € par personne et que le prêt s’achève avant votre soixantième anniversaire. Quant au droit à l’oubli, il joue désormais cinq ans après la fin du protocole thérapeutique pour les cancers et l’hépatite C.

Vérification n° 3 : vos garanties, ligne par ligne

C’est ici que les comparaisons hâtives se trompent. L’équivalence s’apprécie à partir de la fiche standardisée d’information que la banque vous a remise : décès, perte totale et irréversible d’autonomie, incapacité de travail, invalidité, quelquefois perte d’emploi. Et derrière chaque garantie, des critères : durée de franchise, prise en charge des maux de dos et des troubles psychiques, validité hors de France.

Un contrat meilleur marché qui couvre moins bien a deux issues possibles : le refus de la banque, ou — bien pire — une acceptation suivie d’une mauvaise surprise le jour du sinistre. Je regarde donc les garanties avant le prix, jamais l’inverse.

Et si les trois voyants sont au vert ?

Alors le changement se fait sans rupture de couverture : le nouveau contrat est souscrit avec une date d’effet calée sur la résiliation de l’ancien, la demande de substitution est adressée à la banque, sa réponse est suivie dans le délai légal, puis un avenant au prêt — sans frais — entérine le changement. J’étudie votre contrat actuel, je chiffre l’économie sur la durée restante et, si vous changez, je m’occupe des démarches auprès de la banque.

À retenir

Trois chiffres suffisent pour une première réponse : le capital restant dû, la durée restante et votre taux d’assurance actuel. Le simulateur d’assurance emprunteur de ce site vous donne un ordre de grandeur en quelques secondes ; votre contrat, lui, me dira si l’économie est réelle à garanties égales.

Article d’information générale, à jour à la date de publication (20 septembre 2026). Il ne remplace pas l’étude de votre situation : les règles, les barèmes et les conditions des banques évoluent. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

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